Vers d’autres horizons

Une voie légendaire pour un voyage d'exception

Il est important de rappeler que lorsque nous parlons du mythique Transsibérien, nous désignons en réalité la ligne ferroviaire traversant la Russie de Moscou à Vladivostok. Selon vos destinations, les noms des trains que vous allez emprunter vont différer et parfois leurs trajets vont également dévier du tracé de la voie principale. Le « Kama » vous permettra de voyager de Moscou à Perm ; le « Ienisseïï » de Moscou à Krasnoïarsk et le « Baïkal » de Moscou à Irkoutsk ; tous ces trains circulent sur la voie transsibérienne mais le train représentatif du trajet complet connu de tous est le Rossiya n°1M / 2M avec ses diff    érentes classes et restaurants à bord (les différents trains du transsibérien vous sont présentés dans la partie « vie à bord » de ce site). Faites également attention au train « Oural », reliant Moscou à Iekaterinbourg qui en passant par Kazan emprunte une voie parallèle à celle dont nous parlons.

Long de 9288.2 km la voie traverse 990 gares, mais rassurez-vous, les trains ne s’arrêtent que dans 80 d’entre elles environ, avec des pauses plus ou moins prolongées vous permettant de descendre sur le quai ou de découvrir les premiers abords des stations et de vous imprégner de la ville environnante. Cependant nous vous conseillons de faire des étapes durant votre séjour afin de profiter au maximum des merveilles que vous offre la Russie (les détails vous sont présentés dans la partie «Traversée » et « Vie à Bord » de notre site avec en détails les incontournables du Transsibérien). Mais ce qui en fait sa légende, en dehors des données démesurées, c’est : partir à la découverte d’un pays aux paysages changeant en fonction des saisons, à la rencontre de contrées sauvages et immenses nous rendant insignifiant face à cette majestueuse nature et nous faisant perdre toute notion de temps. De s’ouvrir aux hommes et ressentir l’histoire de ce chemin de fer car comme l’écrit Hervé Bellec écrivain-aventurier dans « Les sirènes du Transsibérien » : « On dit que le Transsibérien est un train de légende. A mon sens, c'est plutôt un train de réalités, passées ou présentes, avec une histoire faite de sang et de larmes, avec des voyageurs en chair et en os. De Brest à Vladivostok, c'est à dire des deux points les plus opposés de l'Eurasie, via Moscou, la ville aux mille surprises, mon périple n'aura duré qu'une quinzaine de jours. Quinze jours à travers la Sibérie au cœur de l'hiver le plus cinglant. A mourir de froid et pourtant, je n'en ai ramené que de la chaleur. » .

La Russie est recouverte à 45% de forêts représentant 1/5 des forêts mondiales et la moitié des réserves mondiales de conifères. Sa flore est composée de plus de 24.700 espèces et sa faune est une des plus diverse et variée de la planète de part sa situation géographique entre l’arc polaire au nord et les déserts et plaines arides du sud. L’hiver et l’été sont principalement les deux grandes saisons présentent, ce que nous considérons en France comme le printemps et l’automne ne sont que de courtes périodes calendaires, et les variations de température chaud / froid sont très rapides. Suivant le mois où vous souhaitez partir, pensez à organiser votre valise en fonction de la saisonnalité et de vos activités sélectionnées durant ce mythique voyage.

moscouAu départ de Moscou, vous évoluerez dans une jungle urbaine marquée par l’histoire et les arts sous un climat continental apportant de forts écarts de températures entre l’hiver froid et sec et et l’été chaud et humide.

Peu à peu, en sortant de la mégapole et de sa banlieue, vous prendrez la direction de Iaroslav, traverserez la Volga et son climat tempéré puis continuerez votre route au travers de la taïga de l’ouest, grande étendue de forêts dominée par les pins et les épicéas, très belle en automne avec toutes les variations de couleurs ; vers Perm.

Puis direction le sud-est de l’Oural, à la frontière entre l’Europe et l’Asie, à la rencontre de Iekaterinbourg première grande ville asiatique, centre industriel et point stratégique des connexions entre les deux continents. Bien qu’elle soit située à proximité de la chaîne montagneuse, sont climat reste continental et très proche de celui de Moscou.

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Cap à l’est vers Omsk ; passage au dessus de l’Ob et de son important trafic fluvial, puis Novossibirsk, capitale de la Sibérie, jusqu’à Krasnoïarsk et le fleuve Ienisseï . Le plus grand fleuve de Russie sépare la Sibérie Occidentale et ses grandes plaines marécageuses de la taïga, inondée en partie à cause du pergélisol (phénomène de congélation du sol empêchant toute infiltration sur plusieurs centaines de mètres) et composée essentiellement de mélèzes et de bouleaux, de la Sibérie transe-baïkalienne , plateau de faible altitude aux multiples failles et crevasses et ses lacs. Ces deux grand fleuves apportent en été un climat agréable offrant de nombreux sites balnéaires et en hiver des spots pour les activité de glisses avec la formation de la banquise.

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Arrivée à Irkoutsk , passage par les montagnes surplombant le légendaire lac Baïkal, zone ventée au paysage sublime avec une neige éternelle sur les monts et direction Oulan-Oude, capitale de la Bouriatie, peuple d’origine de cette région et héritiers des tartares jouissant du climat sec des steppes du Sud et du climat continental des montagnes.

Poursuite du voyage au travers de petites chaînes montagneuses ; menant à Tchita au climat continental et tempéré puis traversée d’une des zones les plus froides de la Sibérie exposée à de forte pluie tout au long de l’année provoquantvladivostokrégulièrement des inondations.

Contraste avec la fin de notre épopée en Orient avec Vladivostok, ville portuaire ouverte sur le Pacifique, et sa région jouissant de la clémence du climat côtier, avec des températures plus élevées que celles rencontrées depuis notre départ quelque soit la saison mais restant très humide, ponctué de brouillard et de pluies mais magnifique en plein soleil.

Robert Louis Stevenson écrivait : « L’important, ce n’est pas la destination, mais le voyage en lui-même » Vladivostok peut être la fin d’un voyage ou le début d’un nouveau libre à vous de le poursuivre.